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La Banque de France et la nouvelle répartition de la collecte du Livret A

La réforme de la répartition de la collecte du Livret A procure de grandes inquiétudes auprès des différents intéressés que sont la Caisse des Dépôts et Consignations, d’une part, et les établissements bancaires, d’autre part. Christian Noyer, le Gouverneur de la Banque de France, a ainsi émis le souhait, à cette occasion-là, de voir la période de transition vers ce nouveau taux de centralisation allongée.

Lancée, par le Ministère des Finances, à la fin du mois d’octobre 2010, la consultation a ainsi donné le jour à un projet de décret prévoyant d’augmenter de 65 % à 70 % les fonds alloués à la CDC, chargée alors de réserver ces fonds au financement du logement social, en distribuant des prêts à des taux d’intérêt particulièrement avantageux.

Christian Noyer a alors pu indiquer également que, selon lui, « un taux de centralisation uniforme de 65 % » semble « tout à fait confortable pour le financement du logement social », celui-ci argumentant en indiquant que « des règles trop sévères ou trop exigeantes » risqueraient, à terme, d’avoir « des effets contre-productifs importants », les principaux distributeurs de ces produits, que sont, aujourd’hui, les banques, risquant d’être tentés d’orienter leurs usagers vers d’autres solutions d’épargne.

Toujours selon le Gouverneur de la Banque de France, de tels changements risquent aussi d’avoir des répercussions sur le soutien financier qu’apporte les banques aux PME, ceux-ci risquant de menacer la distribution de crédits qui leur est faite, en grande partie grâce aux dépôts des livrets d’épargne, même si cet élément reste aujourd’hui difficile à quantifier exactement.