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La rémunération du Livret A au point mort

livret A

En principe déterminé par le niveau de l’inflation, le taux d’intérêt du Livret A ne devrait pas dépasser 0,25%. Son maintien artificiel à 1% démontre que la règle de calcul qui prévaut jusqu’ici frise plutôt la démagogie. Qu’en sera-t-il cet été ?

Retour sur les modalités de calcul du taux du Livret A

La rémunération des livrets défiscalisés est révisée deux fois par an, en février et en août, selon une règle de calcul qui, pour simplifier, est calée sur l’indice des prix à la consommation (hors tabac) de façon à être la plus avantageuse possible pour les épargnants. L’indice de référence retenu est le dernier publié par l’Insee auquel est ajouté 0,25% puis arrondi au quart de point le plus proche.

Par conséquent, pour déterminer le taux applicable en août, nos autorités se baseront sur l’indice publié fin juin. Or, selon la note de conjoncture de l’Insee, rien ne justifie que l’indice des prix à la consommation s’envole d’ici cet été. Pour la fin juin, l’organisme public augure une inflation négative -on ne dira pas déflation- de -0,1% hors tabac.

Le taux d’intérêt du Livret A devrait théoriquement reculer

Par conséquent, ce niveau d’inflation commande de fixer le taux du livret à 0,25%. Mais tout dépendra de la décision gouvernementale, au mieux, le taux d’intérêt ne bougera pas.

En réalité, un taux de 1% suppose une inflation de 0,7% et pour atteindre 1,25%, il faudrait une inflation de 0,9%. On le voit, la règle de calcul du taux du Livret A vise uniquement à préserver les sommes non dépensées de l’inflation, à garantir une part du pouvoir d’achat des ménages, non à rémunérer une épargne.

Le maintenir à 1% aboutit à le dénaturer, le transformant en un réel placement sans les contreparties de blocage habituellement demandées.

Mais aussi généreux soit-il, ce taux d’intérêt de 1% ne convainc pas les épargnants vu les 12 milliards d’euros de décollecte cumulés depuis mai dernier sur les Livret A et LDD.