LivretA - 468x60

Le taux du Livret A inférieur à 2% ?

L’interview dans Les Echos de Pierre Moscovici, ministre de l’Économie et des Finances, prépare le public à la baisse du taux du Livret A et de l’ensemble des produits d’épargne réglementée. Dans l’application de la règle de calcul du taux d’intérêt, Bercy assure tenir compte du pouvoir d’achat des Français.

Les paris sur le prochain taux du Livret A sont lancés et le ministre de l’Économie apporte quelques indices supplémentaires dans son interview au quotidien Les Echos.

Pour l’instant à 2,25%, la rémunération du compte épargne est révisée tous les 1er février selon un calcul dépendant des taux observés sur les marchés et du niveau de l’inflation. Le principe du Livret A est que les sommes économisées sur ce livret soient, non pas rémunérées, mais au moins protégées de l’érosion du pouvoir d’achat.

Pierre Moscovici vient de confirmer qu’il déterminera le prochain taux du Livret A par application de la règle de calcul et sous réserve que la recommandation du gouverneur de la Banque de France y soit favorable.

Par conséquent, le niveau de l’inflation constaté par l’Insee et publié le 15 janvier sera déterminant.

D’ores et déjà, indépendamment du taux d’inflation en cours d’étude pour décembre 2012, l’inflation a été chiffrée fin novembre à 1,3% hors tabac sur douze mois. Si un tel ralentissement était confirmé, le taux du Livret A devrait descendre de 0,5 point suivant ses paramètres de calcul. La rémunération du compte épargne descendrait sous la barre des 2%.

Si Pierre Moscovici entend appliquer la règle de calcul, la baisse du taux du Livret A est inévitable. Reste à savoir dans quelle proportion. Sur ce point, il se fait plus évasif concédant que les Français comprendraient mal une baisse trop importante du taux d’intérêt. Cette dernière déclaration fait naître l’espoir de l’instauration d’un plancher, limitant les effets négatifs du respect de l’inflation. Toutefois, dans l’attente du taux d’inflation officiel pour le dernier semestre 2012 et le contexte politique, il semble tout aussi urgent de conserver la confiance des épargnants.