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Les établissements bancaires hostiles à la réforme du Livret A, qui pourrait leur coûter jusqu’à 1,270 milliard d’euros

Constituant une promesse de campagne particulièrement importante pour François Hollande, le doublement du plafond des Livret A et LDD vient tout juste d’être confirmé par le gouvernement, qui devrait rapidement mettre en place les mesures nécessaires pour l’application de cette décision, malgré l’opposition d’un certain nombre d’acteurs du secteur bancaire qui y voit une source supplémentaire de difficultés.

Un coût élevé pour les établissements bancaires

Consistant simplement à offrir, aux épargnants, la possibilité d’investir sur le Livret A et le LDD respectivement jusqu’à 30 600 € et 12 000 €, alors que ceux-ci se trouvent, aujourd’hui, limités à 15 300 € et 6 000 €, la réforme envisagée par le gouvernement devrait toutefois, selon les estimations des experts du cabinet Roland Berger, provoqué le transfert de 40 à 60 milliards d’euros, nécessitant alors, de la part des établissements bancaires, un effort supplémentaire pour respecter les règles imposées par les accords de Bâle III, provoquant pour ceux-ci une dépense supplémentaire de 480 à 730 millions d’euros.

Les revenus générés par la collecte des Livret A et LDD diminués

Ne se limitant pas à la modification des plafonds d’investissement des Livret A et LDD, le gouvernement souhaiterait aussi revoir le montant des commissions perçues par les établissements bancaires chargés de la collecte des livrets non réglementés, entendant diminuer celle-ci de 0,5 % à 0,3 % des sommes rassemblées, venant ainsi réduire encore de 380 à 540 millions d’euros les revenus des banques, portant donc le coût total de la réforme à un maximum de 1,270 milliard d’euros, alors que le secteur bancaire traverse, aujourd’hui, une période particulièrement délicate.