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Livret A : quel avenir pour le produit d’épargne préféré des français ?

Figurant au programme des soixante promesses électorales proposées par François Hollande lors de sa campagne présidentielle, le doublement du plafond du Livret A se fera finalement progressivement. Mais d’autres questions subsistent, notamment en ce qui concerne son taux de rémunération. Ou encore quant à la révision de la fiscalité de cette solution d’épargne plébiscitée par les ménages français. Autant de questions et de points sur lesquels les épargnants, autant que le corps politique, attendent des réponses concrètes et précises.

Augmentation du plafond de dépôt du Livret A

Si le nouveau Président François Hollande avait promis le doublement du plafond de dépôt concernant le Livret A, l’augmentation se fera de façon progressive.

Ainsi, dès le mois de septembre, une hausse de 25 % devrait être appliquée, offrant un plafond de 19 125 € dans un  premier temps. Une deuxième hausse de 25 % est également prévue pour la fin de l’année, permettant une nouvelle fois d’augmenter les possibilités d’épargne sur ce livret pour les français.

Pourtant, considérée comme l’un des points majeurs du Président dans son programme, l’augmentation du plafond du Livret A ne concerne au final qu’une partie réduite des épargnants. Ils n’étaient en effet que 8.5 %, parmi les soixante-et-uns millions de Livret A ouverts à avoir atteint le plafond, à savoir 15 300 €, fin 2011. De plus, un peu moins de la moitié (46 %) des livrets comptaient seulement 150 € à leur actif à cette même période.

On peut toutefois se réjouir de cette hausse : l’argent déposé sur les Livret A étant en majorité destiné au financement de logements sociaux.

Taux et fiscalité : deux autres points d’interrogation

Outre la sécurité qu’il procure à ses bénéficiaires, le Livret A séduit un grand nombre d’épargnants pour la fiscalité qu’il offre à ces derniers. Il est en effet particulièrement avantageux, dans la mesure où l’épargne déposée est exonérée de prélèvements sociaux. La question se posait donc, à l’heure de la réforme de ce livret, de savoir si les sommes dépassant le plafond seraient soumises ou non aux cotisations sociales. Jérôme Cahuzac, ministre délégué au budget, a confirmé fin août qu’il n’en serait rien, et que le Livret A continuerait de bénéficier d’une fiscalité dérogatoire, très attractive pour les épargnants disposant d’un montant d’épargne élevé.

Quant à la rémunération, il s’agit bel et bien d’un autre point suscitant l’intérêt des épargnants, et de nombreuses interrogations.

Alors que le candidat Hollande assurait, lors de la campagne présidentielle, qu’il attacherait un point d’honneur à préserver et développer l’épargne populaire, notamment en conférant au Livret A une rémunération supérieure à l’inflation, on constate aujourd’hui que le taux de rémunération est resté à 2.25 %. Et n’a ainsi pas évolué au 1er août 2012, date de sa révision annuelle automatique, au même titre que le 1er février.

Aussi, au vu de ces modifications du livret préféré des français, reste à savoir si les épargnants continueront de placer leurs économies sur ce produit d’épargne. Ou s’il privilégieront d’autres solutions, peut-être moins sûres, mais plus performantes.