LivretA - 468x60

Nicole Bricq dénonce la mainmise des banques sur l’épargne du Livret A

Faisant toujours, quoi qu’il arrive, l’objet de nombreuses préoccupations, le Livret A, dont la collecte reste gérée, en partie, par les établissements bancaires qui les distribuent et qui se trouvent alors chargés de réorienter ces fonds au profit des PME, a été, aujourd’hui, au centre de nouvelles rumeurs, lancées par Nicole Bricq, sénatrice socialiste, qui semble avoir des doutes quant à la réelle utilisation de ces montants, alors que, comme celle-ci l’a bien rappelé, un texte de 2008 prévoit que, dans le cas du non respect de cette contrainte, les sommes concernées doivent alors être centralisées à la Caisse des Dépôts et Consignations, afin que cette dernière les oriente elle-même alors vers le financement du logement social, comme elle le fait habituellement.

Le manque de rigueur qui semble régner à ce sujet, d’après cette même interlocutrice, également membre de la Commission des Finances du Sénat, « valide la stratégie des banques de ne pas distinguer les prêts accordés en fonction des fonds qui leur sont alloués, et ainsi d’éviter un risque de recentralisation des fonds », celle-ci ajoutant alors, pour démontrer la gravité de ce qu’elle dénonce, qu’« un rapide calcul permet de constater que, depuis 2008, les fonds issus du Livret A ont augmenté de 19,2 milliards d’euros alors que les nouveaux prêts ont augmenté seulement de 7,3 milliards d’euros. Ce sont donc 11,2 milliards d’euros qui auraient du être recentralisés mais qui restent au bilan des banques », prouvant bien là que de gros efforts restent encore à faire en la matière.